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Une femme victime de violences qui a reçu un soutien psychologique et psychosocial, ainsi qu'un kit comprenant du savon, des vêtements et des protections hygiéniques. Depuis 2012 et la crise qui secoue la région, des centaines de milliers de personnes ont | ©Studio 360 / HI
À l'occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, voici cinq faits et chiffres sur les femmes dans les conflits armés.
Environ 700 millions de femmes et de filles vivent à moins de 50 km d'un conflit, le chiffre le plus élevé depuis les années 1990. Le nombre de femmes et d’enfants parmi les victimes civiles des violences armées a quadruplé depuis 2023.
En 2024, plus de 60 millions de femmes et de filles ont dû fuir leur foyer, les exposant aux violences, à la privation et à l'insécurité. Le nombre de civils touchés par les conflits armés va croissant. Les femmes ayant souvent une responsabilité centrale dans leur famille, elles sont plus susceptibles de fuir avec celle-ci, ce qui augmente leur représentation parmi les populations déplacées.
Dans les camps de réfugiés de Dadaab et Kakuma au Kenya, HI a fourni des services de réadaptation à 1 500 femmes (sur un total de 4 100 bénéficiaires) et un soutien en santé mentale à 10 000 femmes (sur un total de 19 500 bénéficiaires) en 2025.
Les violences sexuelles liées aux conflits sont en forte augmentation, avec une hausse allant jusqu’à 35 % des violences exercées contre les filles en 2024. Les attaques contre les maisons, les écoles, les marchés et les établissements de santé, touchant de manière disproportionnée les femmes, sont de plus en plus fréquentes dans les conflits armés. Dans le même temps, les mesures et les services de protection destinés aux femmes, tels que les tribunaux mobiles, les cliniques dotées d'un personnel qualifié et l'éclairage public la nuit, sont souvent endommagés ou affaiblis, ce qui contribue à un climat d'impunité.
Dans l'Est de la République démocratique du Congo, déchiré par des violences sans fin, HI a aidé 234 victimes de violences sexuelles en 2025.
En moyenne, seulement 7 % des négociateurs de conflits étaient sont des négociatrices en 2025. Bien que les femmes participent à de nombreux processus de paix menés par les Nations unies, leur représentation reste faible et diminue dans certains contextes. Peu d'accords de paix comprennent des dispositions spécifiques au genre, et les efforts des femmes, souvent très locaux, en faveur de la consolidation de la paix ne se traduisent souvent pas par une influence au niveau national.
Dans de nombreux pays, notamment en Afghanistan, au Myanmar, en Palestine et au Soudan, les institutions et les services qui soutiennent les droits des femmes, comme ceux liés à l'éducation, à l'emploi, à la santé reproductive et à la protection juridique, ont été réduits ou supprimés en raison des conflits et de la résistance politique.
En Afghanistan, où les femmes ont difficilement accès aux services de base, HI a aidé 13 500 femmes et filles en leur fournissant des services de réadaptation en 2025. Cela représente près de 30 % du nombre total de bénéficiaires de HI.
Principale source de l’article: Report of the Secretary-General on women and peace and security
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