Go to main content

Au Sri Lanka, 1,6 million de personnes affectées par le cyclone Ditwah

partager

Urgence | Sri Lanka | PUBLIÉ LE 16 février 2026
Deux femmes vêtues de vêtements colorés marchent dans une zone inondée, à proximité de maisons en briques et en béton. Le sol est recouvert d'une eau boueuse.

Le district de Kandy après le cyclone | © PM Mohamed Aqeel / HI

Fin novembre, l’Asie du Sud a été touchée par une série de cyclones et des épisodes de mousson d’une intensité exceptionnelle.

Plus de 1 000 personnes ont perdu la vie et des milliers sont toujours portées disparues. Les pluies torrentielles ont provoqué les pires inondations depuis des décennies, entraînant de nombreux glissements de terrain. Comme la Malaisie, l’Indonésie ou la Thaïlande, le Sri Lanka fait partie des pays les plus touchés. Présente dans le pays depuis 1992, HI a répondu présente pour soutenir la population face à l’ampleur de la catastrophe.

Une catastrophe inédite : 833 000 personnes déplacées et plus de 25 000 habitations détruites

Le cyclone Ditwah a ravagé le Sri Lanka, entre le 28 et 30 novembre. Il a provoqué de graves inondations et glissements de terrain dans 25 districts, affectant plus de 1,6 million de personnes. Parmi elles, 833 000 ont été déplacées et plus de 25 000 habitations ont été totalement ou partiellement détruites. De nombreux hôpitaux et établissements de santé ont également été gravement endommagés et, là où il n'y a pas eu de glissements de terrain, les zones agricoles ont été inondées, empêchant les populations de récolter leurs cultures. 
Les districts de Puttalam, Gampaha, Trincomalee et Batticaloa font partie des zones les plus durement frappées. Selon le Centre de gestion des catastrophes, le cyclone avait, au 29 décembre 2025, causé 646 morts et fait 173 disparus. 

La catastrophe a fortement perturbé l’accès à l’eau potable, aux soins de santé et aux moyens de subsistance. Le manque d’hygiène accroît fortement le risque de maladies d’origine hydriques, comme le choléra, la malaria ou la fièvre typhoïde, tandis que de nombreuses personnes, forcées de se déplacer, ont perdu leurs maisons et leurs outils de travail.  

Une mobilisation nationale et internationale face à la catastrophe 

Le 29 novembre, le gouvernement sri-lankais a déclaré l’état d’urgence et a lancé un appel à l’aide internationale. Le lendemain, les équipes de HI ont mené une évaluation rapide dans les zones touchées, révélant des besoins urgents en réadaptation, en santé mentale et en hygiène. 

Une première réponse d’urgence a été lancée dans les districts de Kandy, Badulla, Trincomalee et Batticaloa le 8 décembre. Celle-ci incluait des services de réadaptation, un accompagnement psychosocial et un soutien aux besoins essentiels. Parallèlement, des kits d’hygiène ainsi qu’une assistance financière ont été distribués aux populations les plus affectées afin de répondre à leurs besoins immédiats. 

L’ensemble des activités ont été mis en œuvre en partenariat avec les organisations locales collaborant avec HI. 

« Nous espérons venir en aide à 6 000 personnes, soit 1 500 foyers, en leur fournissant des soins en réadaptation, des aides techniques, et un soutien psychosocial. Nous distribuons également des trousses de premier secours, et divers articles comme des draps, des moustiquaires, des poêles, des tasses, du matériel de nettoyage, ainsi que des kits d'hygiène. Nous conseillerons aussi les personnes affectées sur les aides qu’elles peuvent obtenir et auprès de quels services s’adresser. Nous donnerons la priorité aux personnes handicapées, aux femmes seules avec enfants, aux personnes âgées, aux enfants et aux adolescentes. HI répondra spécifiquement aux besoins critiques de réadaptation et de soutien psychosocial de ces populations les plus marginalisées », explique Dhiraj, Directrice HI en Inde 

Au-delà de cette première phase d'urgence, HI continuera d’accompagner les personnes touchées pour les aider à restaurer leur vie d’avant. 

Plus d'actualités