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Chaque année, les équipes de HI apportent une aide d’urgence aux communautés partout dans le monde touchées par ces super-tempêtes dévastatrices.
La réponse est assez simple : il n’y a pas de différence. Il s’agit de trois noms différents pour désigner le même phénomène météorologique, à savoir une tempête tropicale, très puissante et avec des vents d’au moins 119 km/h.
Selon la région où elle se forme, la tempête tropicale a un nom différent : près du continent américain et dans les Caraïbes, on parle d’ouragan, dans l’océan Indien et le sud de l’océan Pacifique, on parle de cyclone, et dans l’ouest de l’océan Pacifique, on parle de typhon.
Les tempêtes tropicales se forment au-dessus de la mer lorsque la température de l’eau atteint au moins 27 °C. Une fois qu’ils touchent terre, elles perdent rapidement en intensité. C’est pourquoi les régions côtières tropicales sont particulièrement touchées.
En raison de leur situation géographique, des pays comme le Vietnam, le Bangladesh, Haïti, le Mozambique, le Sri Lanka et Cuba se trouvent régulièrement sur la trajectoire des cyclones tropicaux. Les Philippines font partie des pays les plus touchés au monde, avec environ 8 à 9 typhons qui y touchent terre chaque année.
Madagascar connaît également des saisons cycloniques particulièrement violentes. En janvier 2026, le pays a été sévèrement touché lorsque le cyclone Fytia a traversé la partie nord du territoire. À peine 10 jours plus tard, le cyclone Gezani est passé, et Toamasina, la deuxième plus grande ville du pays, a été en grande partie détruite : ce cyclone a été l’un des plus puissants de ces dernières décennies pour cette nation africaine.
Cela dépend bien sûr de ce que l’on entend par « le plus grand ».
En termes de vitesse, ce sont en réalité deux tempêtes tropicales qui atteignent des records. En 2015, l’ouragan Patricia s’est déplacé de l’océan Pacifique vers le Mexique et les vents ont atteints une vitesse maximale de 346 km/h. Une fois qu’il a touché terre, il s’est rapidement affaibli. 54 ans plus tôt - en 1961 – les vents du typhon Nancy avait atteint la même vitesse dans l’ouest de l’océan Pacifique.
La tempête qui a duré le plus longtemps est le cyclone Freddy en 2023. Il s’est formé au nord-ouest de l’Australie, a traversé tout l’océan Indien et parcouru au total 12 785 km jusqu’en Afrique de l’Est, atteignant le Malawi. Son trajet a duré 36 jours. Madagascar a été l’un des pays les plus durement touchés par le cyclone Freddy. HI a lancé une intervention de secours d’urgence à grande échelle.
Enfin, le typhon John n’a pas duré aussi longtemps que Freddy, mais il a parcouru la plus grande distance jamais enregistrée, à savoir 13 159 km - soit presque un tiers de la circonférence de la Terre. En se déplaçant de l’ouest de l’océan Pacifique vers le continent américain, le typhon John a même changé de nom en cours de route et est devenu l’ouragan John.
L’Organisation Météorologique Mondiale identifie le cyclone Bhola comme la tempête tropicale la plus meurtrière jamais enregistrée. La combinaison de vents violents, d’une onde de tempête de 10 mètres et des îles sans relief et isolées au large des côtes du Pakistan oriental (aujourd’hui le Bangladesh) a entraîné, selon les estimations, entre 300 000 et 500 000 décès en novembre 1970.
Plusieurs autres facteurs expliquent ce bilan humain extrêmement élevé. D’abord, les secours d’urgence ont mis du temps à arriver. De plus, le manque de préparation et de mesures de protection a fait du passage du cyclone Bhola un moment particulièrement tragique de l’histoire.
Cette tragédie a finalement conduit à l’adoption de plusieurs résolutions des Nations Unies visant à trouver des moyens de réduire les effets désastreux des tempêtes tropicales.
La distribution de fournitures de secours, l’aide financière, la mise à disposition d’abris, la réadaptation et l’assistance psychologique constituent des éléments clés de la réponse de HI. À chaque nouvelle tempête tropicale frappant un pays où l’organisation est active, les équipes de HI sont prêtes à soutenir les victimes les plus vulnérables et les personnes handicapées. En coordination avec des organisations internationales et locales, l’organisation évalue où son expertise peut être mobilisée le plus efficacement.
En plus de fournir une assistance après les catastrophes, HI travaille toute l’année pour aider les communautés à se préparer aux futures tempêtes tropicales et à prévenir les pertes humaines et économiques. La catastrophe du cyclone Bhola a montré que des mesures telles que des systèmes d’alerte précoce, des procédures d’évacuation et des plans d’intervention d’urgence bien organisés auraient pu éviter un nombre important de décès.
Le travail de HI en matière de réduction des risques de catastrophes vise à faire en sorte que le prochain cyclone tropical ne se transforme pas en situation d’urgence et que les pertes humaines et économiques soient minimisées ou évitées.
Sources:
-World Meteorological Organization (WMO)
-Atlantic Oceanographic & Meteorological Laboratory
-Colorado State University – Department of atmospheric science
-PAGASA
-Institut royal météorologique (IRM)
HI est une organisation de solidarité internationale indépendante et impartiale, qui intervient dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes. Œuvrant aux côtés des personnes handicapées et des populations vulnérables, elle agit et témoigne, pour répondre à leurs besoins essentiels, pour améliorer leurs conditions de vie et promouvoir le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux.
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