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A Gaza, Fayez retrouve sa mobilité grâce à HI

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Réadaptation | Réduction de la violence armée | Urgence | Territoire Palestinien Occupé | PUBLIÉ LE 5 février 2026
Fayez est assis dans un fauteuil roulant.Une dame assise en face de lui sur une chaise lui pose un bandage sur le moignon en lui tenant la jambe.

Fayez en pleine séance de rééducation | © Till Mayer / HI

Blessé par un reste d’obus il y a quelques mois, Fayez a dû être amputé. Grâce à HI, il réapprend à se déplacer et à effectuer les gestes du quotidien.

Un quotidien qui bascule  

Fayez, âgé de 69 ans, est originaire du quartier d’Al-Hassina, à Al-Nuseirat, dans la bande de Gaza. Le vieil homme est célibataire, il vivait dans ce quartier avec ses trois sœurs. Comme pour des milliers personnes, la guerre a bouleversé sa vie. 

Pour lui, tout a basculé en quelques secondes en avril dernier. Alors qu’il retournait dans son quartier pour voir dans quel état était sa maison, touchée par des combats, Fayez a été blessé par un reste d’obus. La blessure paraissait d’abord mineure... 

« Lorsque j’ai été blessé, je suis allé voir un médecin et j’ai suivi le traitement prescrit, pensant que cela guérirait rapidement », explique Fayez. 

De lourdes séquelles 

En quelques jours, sa blessure s’aggrave ; une infection se propage et se transforme en gangrène. Faute d’alternatives médicales, les médecins n’ont pas d’autre choix que d’amputer le membre sous le genou. C’est un coup dur de plus dans la vie de Fayez, lui qui était déjà tant accablé par la guerre. Après son amputation, Fayez est resté alité plusieurs semaines. Il dépendait entièrement de son entourage pour accomplir les gestes les plus simples. Cette perte soudaine de mobilité et d’indépendance a profondément affecté son moral et l’a conduit à s’isoler.  

Après la destruction de leur maison, lui et ses trois sœurs ont été déplacés. Ils vivent aujourd’hui dans une tente partiellement endommagée dans le camp d’Al-Qassam, à Al-Nuseirat. Les conditions de vie y sont extrêmement précaires : inondations fréquentes en hiver, accès entravés aux services essentiels, routes impraticables et des moyens très limités pour acheter de la nourriture. La famille dépend principalement des aides alimentaires et humanitaires pour survivre. 

L’accompagnement de HI 

Avec HI, Fayez a bénéficié de séances de kinésithérapie, d’ergothérapie, ainsi qu’un soutien psychologique et social.  

Du matériel technique, notamment un fauteuil roulant et un déambulateur, lui a également été fourni afin de faciliter ses déplacements et d’améliorer son autonomie. 

Ce soutien lui a permis de retrouver la joie de vivre et la confiance en lui. Au delà du rétablissement physique, cet accompagnement a transformé positivement son quotidien : auparavant alité et isolé, Fayez est désormais capable d’accomplir de nombreuses activités de manière autonome. Il espère maintenant retrouver un travail.  

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