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Suad a survécu à un bombardement

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Réadaptation | Réduction de la violence armée | Urgence | Territoire Palestinien Occupé | PUBLIÉ LE 10 avril 2026
À l’intérieur d’une grande structure en toile claire, trois personnes se tiennent dans un espace aménagé avec un sol plat et une rampe munie de barres d’appui métalliques. Au premier plan, une personne avance en utilisant deux béquilles, avec un dispositif de maintien visible sur une jambe, et porte des vêtements sombres ainsi que des sandales. Juste derrière, une autre personne se tient à proximité, portant une veste foncée et des gants bleus. À l’arrière-plan, une troisième personne se tient près de chaises en plastique et de matériel disposé contre la paroi.

Suad pendant une séance de réadaptation | © Khalil Nateel / HI

Suad a été gravement blessée lors d’un bombardement. Grâce à HI, il peut à nouveau marcher.

L'attaque 

En octobre 2025, une maison voisine de celle de Suad (un pseudonyme) a été bombardée. Les murs se sont effondrés sur lui, avec le bruit de l'explosion résonnant tout autour. Il n'était pas pleinement conscient de ce qui s'était passé, ne songeant qu'à sa survie. Ses voisins ont pu le sortir des décombres et l'ont emmené à l'hôpital. Le moment était terrifiant. 

Blessures et traitement 

Suad avait plusieurs fractures, notamment aux deux jambes, aux deux pieds et au bras droit, et a dû subir plusieurs opérations. Les chirurgiens lui ont posé des plaques de fixation interne et un dispositif de fixation externe. 

Conditions de vie 

Suad vit actuellement dans des conditions difficiles dans un camp déplacés avec sa famille : son père de 60 ans, qui souffre d'une maladie chronique, sa mère, sa sœur, son épouse et sa fille de sept mois. Sans structures médicales à proximité, l'accès aux soins est limité. 

L'aide de HI 

En décembre dernier, HI lui a fourni une chaise roulante, des séances de rééducation et un soutien psychologique. Les séances de rééducation ont permis d'améliorer la mobilité de son bras droit et de renforcer ses muscles, ainsi que ses deux jambes. Il a été formé à la marche avec un déambulateur, puis a reçu des béquilles axillaires par le biais du système de référence. Parallèlement, Suad a également participé à des groupes de discussion pour l’aider à sortir de la dépression. 

Surmonter la peur 

Au début de son traitement, Suad éprouvait des douleurs et de la peur, notamment lors des exercices de mobilité, et il lui arrivait de ne pas suivre les instructions par crainte d'aggraver son état. Dans ces situations, les psychologues de l'hôpital ont joué un rôle essentiel : ils ont utilisé des techniques de distraction et apporté un soutien émotionnel qui l'ont aidé à surmonter sa peur. 

«Je ne pouvais pas bouger mon bras et je pensais que je ne pourrais jamais le bouger à nouveau. J'étais alité et incapable de me tenir debout ou de marcher. Aujourd'hui, je peux marcher et me déplacer avec des béquilles, et je peux porter et jouer avec ma petite fille, ce qui était impensable pour moi.» Suad 

Des progrès considérables  

À ce jour, Suad peut marcher jusqu'à 100 mètres avec des béquilles. Il attend toutefois que sa jambe droite soit complètement guérie avant que le dispositif d'externalisation puisse être retiré et qu'il puisse marcher de manière autonome.  

Malgré les difficultés, il a fait des progrès considérables, passant de l'immobilité totale à une autonomie fonctionnelle dans les activités quotidiennes. Suad espère terminer sa convalescence, se faire retirer l'appareil de fixation externe et reprendre une vie normale, y compris la conduite de sa moto. 

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