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Grâce à sa prothèse, Justine continue à avancer

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Réadaptation | Ouganda | PUBLIÉ LE 3 novembre 2026
Une femme est assise par terre, elle en aide une autre à faire un exercice.

Ouganda, septembre 2026. Soutenue par HI dans le cadre du projet Liimba, Justine Riziki est maintenant bénévole et accompagne des personnes ayant besoin de soins de réadaptation. | © S. R. Nangobi / HI

Soutenue par le projet Liimba, Justine, réfugiée en Ouganda, a reçu une nouvelle prothèse. Aujourd’hui, elle avance avec énergie et s’engage auprès de sa communauté en tant que bénévole.

Justine Riziki a 31 ans, elle est mère de quatre enfants. Après avoir fui la République Démocratique du Congo, avec son mari Janvier, elle a trouvé refuge en Ouganda. Elle vit aujourd’hui dans le camp de réfugiés de Kyaka II dans le sud-ouest du pays. Après quelques années en Ouganda, Justine et son mari, tous deux amputés, ont rencontré HI et grâce au projet Liimba, la jeune femme a reçu une nouvelle prothèse. Aujourd’hui, elle concilie sa vie de famille et son métier de cordonnière, tout en s’engageant bénévolement pour HI : elle met son expérience au service des personnes handicapées de sa communauté pour les soutenir et les encourager.

Construire sa vie face à la violence

À tout juste 18 ans, la vie de Justine a basculé lorsqu’un accident de la route en République démocratique du Congo, son pays d’origine, a entraîné l’amputation de sa jambe gauche. Après des mois de soins et de rééducation, elle a reçu sa première prothèse, ce qui lui a permis de retrouver sa mobilité et de commencer à reconstruire sa vie. Son mari, Janvier, vit lui aussi avec une amputation après avoir été blessé par balle lors de violences survenues dans leur village. Une fois rétabli, il a lui aussi reçu une prothèse qui l'a aidé à retrouver son autonomie.

En 2019, de nouvelles attaques ont eu lieu dans leur village. Face à cette violence, le jeune couple a été contraint de quitter son foyer, ses proches et de fuir vers l’Ouganda voisin en espérant sauver leurs vies et celle de leur petit garçon. À leur arrivée, ils ont trouvé refuge dans le camp de réfugiés de Kyaka au sud du pays. En tant que personnes handicapées, la vie dans ce nouvel environnement a été particulièrement éprouvante pour Justine et son mari :

« Honnêtement, au début, la vie n'a pas été facile pour nous ici… Mais nous étions là l'un pour l'autre, nous nous sommes promis de nous soutenir mutuellement et d'être forts pour notre fils de 4 ans à l'époque. » raconte Justine avec émotion.

Faisant preuve de courage et d’une grande résilience, le couple n’a pas baissé les bras. Ils ont pu compter sur l’aide financière de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et, en cultivant la petite parcelle qui leur avait été attribuée, Jutsine et son mari ont permis à leur famille de survivre.

La rencontre avec HI, une bascule vers une nouvelle vie

Réemploi et impression 3D : une solution pour fournir une prothèse au plus grand nombre

Au fil du temps, Justine et son mari se sont installés dans le camp de Kyaka et leurs prothèses se sont usées, ce qui a rendu leurs déplacements et leur vie quotidienne plus difficiles. Ils ont fait appel à différentes organisations humanitaires, mais aucune n’a été en mesure de remplacer ces prothèses. C’est en 2021 que Justine a été orientée vers HI et qu’elle apprenait que l’organisation venait en aide aux personnes handicapées dans le camp. À l’époque, lorsque le couple rencontre les équipes de HI, les activités déployées ne permettaient pas de leur fournir de nouvelles prothèses et on leur a recommandé d’utiliser des béquilles. Cela fonctionnait pour Janvier mais pour Justine, cela posait un problème : entre temps, la famille s’est agrandie, Justine avait un bébé dont s’occuper, et il lui était pratiquement impossible de le porter tout en utilisant des béquilles…

Consciente de sa situation, la kinésithérapeute HI l’a orientée vers un autre projet de HI : le projet Liimba. HI s’est alors organisée pour que Justine soit examinée à Kampala, la capitale de l’Ouganda. Grâce à ce processus, Justine a pu bénéficier d’une nouvelle prothèse, ce qui lui a permis de retrouver sa mobilité et de l’aider à s’occuper de son bébé en toute sécurité.

« Non seulement j’ai retrouvé ma mobilité, mais je suis désormais capable de subvenir aux besoins de ma famille. Je travaille et, grâce à mon salaire, mon mari et moi avons pu ouvrir un petit atelier de cordonnerie. Nous sommes vraiment reconnaissants envers le personnel de HI de nous avoir redonné espoir », conclut Justine avec enthousiasme.

Faire circuler la solidarité au sein de sa communauté

Et le parcours de Justine ne s’est pas arrêté là : la jeune de femme a maintenu le lien avec HI et est aujourd’hui bénévole pour l’organisation. Elle a ainsi eu l’occasion de suivre diverses formations en réadaptation et est devenue une véritable ressource pour sa communauté, en soutenant d’autres personnes handicapées à Kyaka en leur apportant des services de réadaptation de base et de l’espoir.

Le projet Liimba, créé par HI en 2006, permet de collecter et de reconditionner des composants de prothèses usagées pour les redistribuer à des centres de réadaptation dans plusieurs pays où il est difficile d’obtenir des prothèses. Cette initiative permet à des personnes amputées d'accéder à des prothèses de qualité, de retrouver leur mobilité et de reprendre une vie plus autonome, tout en donnant une seconde vie à des équipements qui auraient autrement été détruits.

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