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Mohammed, amputé des deux jambes, marche à nouveau avec des prothèses

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Réadaptation | Réduction de la violence armée | Yémen | PUBLIÉ LE 22 juin 2026
Mohmmaed mettant ses prothèses

Mohmmaed mettant ses prothèses | © HI

A 40 ans, Mohammed a été amputé des deux jambes lors dans un accident de travail. HI l’accompagne pour marcher à nouveau.

Un accident de travail

Mohammed Yahya, âgé de 40 ans, est originaire de Saada. Le 1er juillet 2025, alors qu’il manœuvrait une foreuse pour puits artésiens, il a été victime d’un grave accident du travail qui l’a sévèrement blessé aux deux jambes. Il a été évacué d’urgence vers un hôpital de Sanaa.

Les lésions étaient trop étendues pour être soignées. Pour lui sauver la vie, les chirurgiens ont dû procéder à une double amputation, sous les genoux. Depuis, Mohammed dépend entièrement des membres de sa famille.

Prothèses courtes

En janvier dernier, Mohammed a été orienté vers le Centre de rééducation physique de la province de Hajjah, où HI a commandé la fabrication de prothèses sur mesure adaptées à sa double amputation.

Une fois ses mensurations prises, Mohammed a entamé un programme de rééducation intensif à l’aide de prothèses « Stubby » — des prothèses d’entraînement raccourcies, non articulées et dotées d’une base élargie. Ces prothèses spécialisées ont été choisies pour baisser son centre de gravité, optimiser sa stabilité et réduire le risque de chute pendant la kinésithérapie.
Jour après jour, l'équipe clinique l'a guidé à travers des exercices ciblés avec ses prothèses, en mettant l'accent sur la station debout, la maîtrise de l'équilibre dynamique, la marche en toute confiance et la réalisation autonome des activités de la vie quotidienne.

“Les prothèses courtes (les « stubbies ») sont souvent utilisées comme outil d’entraînement temporaire, mais dans le cas particulier de Mohammed, elles constituent en réalité une solution définitive. Voici pourquoi : en raison de son amputation bilatérale, Mohammed n’a pas de proprioception au niveau des membres inférieurs. Des prothèses de longueur habituelle élèveraient son centre de gravité et augmenteraient considérablement le risque de chutes dangereuses. Les prothèses courtes lui permettent de rester plus près du sol et lui offrent une base très stable. Marcher avec des prothèses bilatérales de pleine longueur nécessite également une dépense cardiovasculaire considérable. Les prothèses courtes lui permettent de se déplacer de manière autonome pendant des périodes plus longues sans épuisement physique. Enfin, ces prothèses sont bien plus pratiques au quotidien, car elles lui permettent de passer facilement de la position debout à la position assise par terre et de se déplacer sur des terrains accidentés dans son environnement.”

Ashraf Sallam, responsable des opérations HI au Yémen

Participer à la vie de son quartier

Les progrès de Mohammed ont été remarquables. Aujourd’hui, il est capable de marcher avec assurance grâce à ses prothèses et de se déplacer de manière autonome. En repensant à son rétablissement, Mohammed confie :

« Cet accident a été un tournant dévastateur dans ma vie, et au début, j’ai cru avoir perdu tout mon avenir. Grâce aux prothèses et aux séances de rééducation, je suis à nouveau capable de me tenir debout et de marcher. »

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