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Razafinimanana Bodo

 

Quelles sont les activités de votre organisation ?

Au sein de notre association existait déjà l’aide pour les femmes. Par exemple, un atelier de couture aidait les femmes à avoir des connaissances en matière de couture. Elles peuvent aussi apprendre à faire de l’art, à tresser des paniers. Il existe également des projets, que ce soit en groupe ou individuels. L’association peut financer les particuliers ou bien un groupe de personnes qui veulent faire quelque chose. Elle apporte son aide non seulement au niveau du financement, mais aussi au niveau du renforcement des capacités. Tous les ans, il y a toujours des ateliers de formation sur les arts, la cuisine et la couture pour les membres de l’association. On organise même des petites sorties pour tous les membres à Madagascar.

En quoi la Convention a-t-elle eu un impact sur vos activités ?

La ratification de la Convention nous a permis de mieux réguler les activités de l’association parce que la loi commence à mettre en valeur notre action. L’État peut agir un peu pour aider l’association à partir du moment où il a ratifié la Convention.

Quelle influence/rôle la CDPH a-t-elle eu dans votre vie ?

La Convention est très importante pour moi, parce qu’elle me permet tout d’abord de protéger mes droits, mais également de les mettre en œuvre. Si une contrainte apparaît au niveau des ministères ou des bureaux où je me rends, je peux porter plainte car la Convention peut me protéger. Mais elle me permet également de participer en tant que citoyen qui a des possibilités de faire évoluer notre pays, grâce à mes activités. Personnellement, je ne participais pas tellement, même au niveau de ma famille. Mais j’ai changé, j’ai vu que j’ai changé. J’ai commencé à changer au début de la ratification de la Convention. J’avais un peu de mal à m’exprimer. Sur ce point, j’ai vu que j’ai beaucoup progressé au niveau des actions que je mène pour l’organisation, et dans la société en général.

Quels changements la CDPH a-t-elle apporté au niveau des attitudes ?

Avant, on ressentait évidemment cette peur de sortir de la maison, on avait cette vision stéréotypée de la société. Maintenant, je pense que beaucoup de personnes handicapées participent à la société privée, dans différentes activités, que ce soit au niveau personnel ou dans les ONG, même dans les partis politiques. On remarque déjà cette inclusion, cette participation des PSH.

Est-il possible de voir aujourd’hui un impact sur les personnes handicapées ?

Oui, je pense parce que dans les différents ministères, il y a les textes qui ont changé, pour faire en sorte que les personnes handicapées soient inclues. Je pense qu’il y a déjà un changement dans la volonté de mettre en valeur la présence des personnes handicapées. En particulier, pour toutes les personnes handicapées de Madagascar, la nomination de Mme RAZAKA Ralphine, en tant que directrice de la Direction des personnes handicapées et des personnes âgées du Ministère de la population, de la protection sociale et de la promotion de la femme a été un moment clé, sachant qu’elle est elle-même une personne handicapée.

Les enjeux principaux pour réaliser la mise en œuvre de la Convention à Madagascar ?

Principalement l’inclusion des PH, et maintenant les ODD. Je pense que la réalisation de l’ODD est l’objectif de la CRDPH. Il faut s’en tenir aux ODD. Il faut aussi que les PH soient incluses dans le programme et les politiques de l’État pour que ce soit vraiment une réussite.

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